Rassemblement devant le TGI de Nîmes, contre la répression et les frontières !

Plusieurs camarades ont été convoqués puis placés en GAV suite à la manifestation devant le Centre de rétention de Nîmes du 7 mai dernier. Ils passent tous les trois en procès pour dégradation de bien public ce lundi 27 juin.

La répression touche également quatre camarades Italiens qui sont actuellement enfermés au CRA de Nice, suite à l’occupation d’un poste de douane dans la vallée de la Roya (voir article ci-dessous).

Un rassemblement est donc prévu lundi 27 juin à 14h devant le TGI de Nîmes en soutien à nos camarades.

Contre toutes les frontières ! Liberté pour toutes et tous !

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Ci dessous l’appel :

Contre la répression des luttes et contre les frontières !
Solidarité avec les camarades enfermés ou en procès !

A mesure que l’Union Européenne referme ses frontières et développe des moyens de contrôle toujours plus élaborés et dissuasifs, les initiatives de soutien et de luttes œuvrant pour la libre circulation font les frais d’une répression accrue.

Lorsqu’une personne ou un mouvement collectif agit par lui même, et contrarie de ce fait l’ordre établi, les pouvoirs répressifs ne tardent jamais à arriver. A croire que le problème résiderait donc dans le fait que des personnes fuient les guerres ou la misère économique de leur pays au lieu d’attendre sagement qu’un obus leur tombe sur la tête, que des personnes occupent des maisons vides plutôt que de rester dormir dehors, que d’autres acceptent l’hospitalité plutôt que la froideur d’un camp « humanitaire »…

Ainsi, à chaque endroit ou les exilés se retrouvent bloqués, face au murs et aux barbelés séparant désormais un bon nombre de frontières, les mêmes schémas se reproduisent. Des campements auto-gérés se construisent puis sont expulsés, les exilés restant en ville se retrouvent traqués et expulsés au plus loin, leurs soutiens finissent par être arrêtés pour un quelconque motif.

A Vintimille et à Turin, 23 interdictions de territoire ont été adressées ces dernières semaines à des personnes solidaires. Dans la vallée de la Roya, frontalière de l’Italie, 4 camarades Italiens sont enfermés depuis quelques jours dans le centre de rétention de Nice après l’expulsion d’un poste de douane désaffecté, une personne fut également directement expulsée en Italie.

Mais la répression a lieu également à l’intérieur du territoire, comme à Marseille ou deux personnes attendent leur procès en octobre suite à l’expulsion d’un centre social autogéré, ou à Nîmes où trois personnes ont été arrêtées puis placées en garde à vue pendant 24 heures dans les jours qui suivirent une manifestation devant le centre de rétention. Elles passent en procès ce 27 juin. Un exilé arrêté suite à un contrôle de papier dans la rue et ayant par la suite refusé par trois fois son expulsion par avion passe en procès à Aix-en-Provence le 18 juillet. Il risque l’enfermement et un retour forcé au Soudan.

Ces faits ne nous font cependant pas oublier que la réalité des frontières commence bien plus tôt sur le chemin des exilés et reste cruellement inacceptable. 11 personnes fuyant les bombardements en Syrie ont été abattues par les gardes-frontières turcs ce dimanche 19 juin, tandis que bien d’autres sont soumises à des passages à tabac, puis refoulées. De nombreuses personnes sont donc contraintes de rester des camps fermés et soumises à des violences et des conditions de vies déplorables. La fermeture des frontières entraîne des passages de plus en plus risqués. Au début du mois, plus de 700 personnes venant de Lybie sur des embarcations de fortune se sont noyées en mer en tentant de rejoindre l’Italie.

Face à cela, nous ne pouvons qu’affirmer que les conditions qui sont dévolues aux exilés ne sont pas le fruit du hasard, mais bien le résultat d’une politique réfléchie et mise en place par les États afin de servir leurs intérêts. Tout comme l’ensemble du mouvement de contestation sociale est en ce moment durement réprimée, tout comme la militarisation arrive au plus près de nous, notamment avec la proclamation de l’état d’urgence en France, nous ne pouvons que faire le lien dans toutes les luttes que nous menons.

De multiples initiatives de soutien et de luttes voient le jour, que ce soit pour aider au passage des exilés par les cols montagneux ou en hébergeant des familles dans un village, que ce soit en occupant des lieux, ou en gueulant notre rage devant une taule. La question qui se pose maintenant est de savoir comment mettre en lien ces initiatives, renforcer les réseaux de solidarités, mais surtout comment amplifier nos luttes.

RASSEMBLEMENT DEVANT LE TGI DE NIMES
LUNDI 27 JUIN A 14H
En solidarité avec les 3 camarades en procès le 27 juin
et avec les 4 camarades Italiens retenus au CRA de Nice

Tract 27 juin

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