“Racisme systémique”, dites-vous ?

Ci-dessous un article publié dans l’Épisode cévenol numéro 15.

“[…] je parle des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue et qui se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau. C’est un fait. […] A un moment il faut envoyer un signe à un peuple. Il y a des hommes noirs et des femmes noires, il y a des hommes arabes et des femmes arabes qui se font contrôler quotidiennement, qui se font fracasser aujourd’hui en confinement. C’est pas possible !”

Ces propos fermes et audacieux prononcés par Camélia Jordana le 23 mai 2020 sur le plateau de “On n’est pas couché” n’ont pas été entendus. La classe politico-médiatique s’est braquée sur le terme “massacrer” pour discréditer le message et légitimer l’absence d’une quelconque empathie pour les concernés, une fois de plus invisibilisés. Puisqu’ils n’existent pas pourquoi montrer un signe… de solidarité ?

Savons-nous vraiment ce qu’ont vécu les habitants des quartiers populaires durant le confinement ? Ceux et celles qui tous les jours intégraient les rouages de la machine France. 65 % de l’économie a continué de tourner grâce à ceux et celles qui n’avaient pas le privilège de choisir de rester à la maison. Et ceux dont le petit boulot précaire avait disparu n’ont pas forcément été aidés et ont frôlé pour beaucoup la faim.

Savons-nous vraiment ce que ces personnes ont subi quotidiennement durant le confinement ? Selon les statistiques du gouvernement, jusqu’à fin avril, dans le seul département de Seine-Saint-Denis (93), la police a procédé à 220.000 contrôles soit plus du double de la moyenne nationale, et 17 % des personnes contrôlées ont été verbalisées, près du triple de la moyenne nationale. Est-ce un hasard ?

Mais ces chiffres ne nous disent pas que ce sont majoritairement les personnes noires et arabes, les racisées, adultes et mineurs, qui ont subi systématiquement les contrôles musclés au faciès : amendes injustifiées, verbalisations à répétition, insultes racistes, coups, étranglement, utilisation de gaz lacrymogène ou de Taser, tir de LBD (!). Le nombre de blessés est inconnu mais les témoignages sont poignants.

Et combien de personnes ont été tuées par la police durant le confinement ? Entre 12 et 14 ! Plusieurs en cellule de dégrisement ! Que leur est-il arrivé ?

Le message de Camélia Jordana est à situer dans ce contexte. Puis est survenue la mort de George Floyd, deux jours plus tard, à Minneapolis, étranglé, asphyxié pendant huit très longues minutes par un policier et ce sentiment habituel d’impuissance s’est transformé en volonté de s’affirmer : “Les vies des noirs comptent” ! En France aussi la police tue par étranglement. C’est ce qui explique notamment l’ampleur des manifestations contre le racisme et les violences policières.

En France, le maintien de l’ordre est une affaire de police et de gendarmerie, donc pour cette dernière de l’armée. Elles savent de quoi tenir : Par le passé lors de l’esclavage puis des guerres coloniales comme aujourd’hui avec l’immigration et le “terrorisme”, “l’ordre sécuritaire” est fondé sur l’imagi­naire de la défense contre un “ennemi extérieur” venant perturber le “corps national”. Alors que les expressions “racisme institutionnalisé”, “structurel” sont admises quand il est question des Etats-Unis, en France elles sont malvenues car, nous dit-on, l’histoire serait autre, les inégalités de nature différentes. Les devises “Egalité”, “Fraternité” préserveraient la nation et ses institutions de tout “racisme systémique” nous explique-t-on. Cette conception qui a forgé les institutions et l’idéologie françaises est profondément raciste en ce qu’elle ne tolère qu’un seul et unique narratif. Les antiracistes et décoloniaux racisés qui prétendent le contraire seraient des “communautaristes” et des “séparatistes” qu’il faut éliminer. La charge est tout simplement inversée. On n’est plus face à un enfermement dans le déni mais une offensive frontale des élites et des pouvoirs publics.

Macron s’en fait le porte-parole belliciste lors de son dernier discours du 14 juin : “Je vous le dis très clairement […], la République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son Histoire. La République ne déboulonnera pas de statue. Nous devons plutôt lucidement regarder ensemble toute notre Histoire, […] avec une volonté de vérité et en aucun cas de revisiter ou de nier ce que nous sommes. […] Sans ordre républicain, il n’y a ni sécurité, ni liberté. Cet ordre, ce sont les policiers et les gendarmes sur notre sol qui l’assurent.”

Les descendants d’esclaves et de colonisés n’acceptent plus d’être traités comme des hommes et des femmes de seconde zone. Ils revendiquent haut et fort la reconnaissance de leur part de l’Histoire. Ils exigent du respect. Et aux agressions racistes ils répondent “Pas de justice, pas de paix !”. Pour combien de temps encore ? 1 [Tissa]
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1 Raoul Peck, J’étouffe : https://le1hebdo.fr/journal/jetouffe/301/1/article/j-touffe-3898.html

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Montpellier – Samedi 20 juin 14h – Manifestation pour la régularisation des Sans Papiers

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Alès – Vendredi 18h – Manifestation contre les violences policières & le racisme

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Quelques notes sur l’opération répression du 10/06/2020

Quelques infos sur la répression contre les camarades menant la lutte du côté italien de la frontière… Repris de https://www.passamontagna.info/?p=1631&lang=fr

Oui, nous avons occupés. Nous avons occupé le sous-sol de l’église de Claviere.

Et quand ils nous ont expulsé, nous sommes entrés dans l’ancienne Casa Cantoniera di Oulx.


Nous avons pris l’espace nécessaire pour nous rencontrer, nous parler, nous organiser. Contre les frontières. Contre les systèmes d’exploitation et de sélection qui les soutiennent. Pour porter une solidarité active à toutes ces personnes qui se trouvent discriminées, différenciées, constamment rackettées pour l’obtention d’un bout de papier, d’un État qui les massacre et du capital qui les exploite.

Nous avons occupé. Nous l’avons fait et nous le revendiquons.

Et nous sommes toujours là. La Casa Cantoniera existe toujours et la lutte à la frontière est bien plus large que les 24 personnes impliquées dans l’enquete pour occupation et les 17 personnes qu’ils tentent de chasser.
Des centaines et des centaines de personnes de tous les continents ont traversé ces espaces.
Certaines, indépendemment du fait qu’ils aient des documents ou non, déterminées à choisir où et comment vivre, d’autre pour combattre ce système d’exploitation, d’exclusion et de différenciation.

Chacun y a trouvé un espace pour s’organiser. Un espace pour manger, dormir, s’équiper pour partir, et du temps pour décider quoi faire. Un espace pour élaborer des discussions, proposer des initiatives, des manifestations, des cortèges, des cinéforum. Sans chantage. Hors des jeux politiques, hors des circuits économiques, réellement autonomes et indépendants.

Dans un territoire massacré par les infrastructures de transport, et par la construction tant appellée d’un TAV pour aller de plus en plus vite, les frontières faites de gardes et de gendarmes bloquent et tuent celleux qui sont obligées de marcher dans les montagnes pour continuer leur vie. Les marchandises passent rapidement et sans problème, ceux qui n’ont pas de papiers risquent de mourir chassés par la police.

Entre hier et aujourd’hui, les Carabinieri ont tenté de notifier avec insistance (parfois sans succès) 17 interdictions de séjours dans les communes de Oulx, Claviere, Bardonecchia, Cesana, Salbertrand. Accusation : occupation en réunion de la Casa Cantoniera de Oulx.

On peut lire entre les lignes la justification de ces mesures comme de la prévention à une possible réoccupation après l’expulsion de la Casa, qui semblerait imminente.

Ils nous accusent d’avoir exploité le « phénomène migratoire » dans la haute vallée de Suse, d’avoir fait des actions de propagande politique, d’avoir favorisé le franchissement illégal de la frontière des « migrants », mettant leur vie en danger. Comme si les gens avec lesquels nous nous sommes organisés pendant deux ans, riaient, plaisantaient, parlaient, pleuraient, étaient des mannequins sans défense, des objets sans choix. Même sur les torchons que les carabinieri nous ont remis ce matin, l’état infantilise et rend passif les choix autonomes de personnes qui, du reste, savent très bien où elles veulent aller. Nous renvoyons les accusations à l’expéditeur : personne ne serait obligé de risquer sa vie s’il n’était pas poursuivi par un système qui ne fait que sucer et cracher, s’il n’y avait pas de frontières et pas de papiers. Les assassins sont les États, leurs frontières, leurs flics. Et pour eux, nous entretenons notre haine.

Mais un seul délit nous est formellement reproché : l’occupation. Cette opération crée un précédent historico-juridique en ce qui concerne la pénalisation de cette pratique, qui a toujours été un instrument précieux de tous les mouvements de lutte.

Tout crime dont la peine maximale est supérieur à 3 ans peut impliquer la demande de mesures préventives. Avec le dernier décret de sécurité jaune-vert, le délit d’occupation prévoit des peines allant de 2 à 4 ans. Avec la circonstance aggravante, prévue si le crime est commis ou organisé par 5 personnes ou plus, la mesure préventive est justifiée. L’Italie s’aligne sur l’Europe du Nord, en essayant d’éliminer les espaces d’auto-organisation. Et si maintenant ils peuvent aussi retirer des groupes de camarades des territoires où ils vivent et se battent pour une simple occupation, que cette réflexion devienne plus collective. Nous invitons chacune à réagir, à sa manière, pour défendre cette pratique.

Dans ce contexte historique, et plus encore en cette période de pandémie, le contrôle a accru son emprise sur nos vies ; les instruments répressifs ne font que se perfectionner pour faire taire toute forme de lutte et de pratique autonome.

Le décret salvini s’attaque aux fondements mêmes de la solidarité.

Nous ne laisserons pas nos pratiques être freinées de quelque manière que ce soit.
Une expulsion ? Cent occupations !

PS – Dans toute cette merde, au moins une chose nous fait sourire : les flics et les journalist.e.s sont étonnés de la présence massive des femmes dans la lutte contre les frontières.

En fait, c’est vrai : nous sommes nombreuses, nous sommes énervées et nous le serons de plus en plus.

OCCUPONS BEAUCOUP, OCCUPONS TOUT

 

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Mobilisations contre les violences policières et le racisme

Après plusieurs semaines de confinement où les contestations sociales furent misent à l’arrêt, c’est pour lutter contre les violences policières, le racisme et les discriminations que des milliers de manifestants sont descendues dans les rues du monde entier. A Paris, le 30 mai le ton a été donné par des milliers de Sans-papiers pour exiger leur régularisation, et le 2 juin, un manifestation massive a eu lieu en soutien aux proches des victimes tuées par la police, dont notamment Adama Traoré, mais aussi en écho au meurtre de Georges Floyd aux États-Unis. Ci-dessous quelques articles.

– De Minneapolis à Paris : c’est maintenant que ça se joue ! – Paru dans A2C le 2 juin

Il est bien sûr trop tôt pour dire que ce samedi 30 mai aura été un tournant. Mais les ingrédients sont là. Le matin des milliers ont défilé dans les rues de Maubeuge dans le Nord contre les annonces de suppressions d’emplois à Renault et la menace de fermeture de leur
usine. Et l’après-midi à Paris des milliers de Sans-Papiers ont imposé leur droit de manifester pour leur régularisation.

https://www.autonomiedeclasse.org/antiracisme/de-minneapolis-a-paris-cest-maintenant-que-ca-se-joue/

– « Ce n’est plus seulement le combat de la famille Traoré, c’est votre combat à vous tous » – Paru dans Bastamag le 3 juin

Plus de 20 000 personnes se sont rassemblées le 2 juin à Paris contre les violences policières racistes. En écho au vaste mouvement qui secoue les États-Unis, ces milliers de manifestants ont demandé justice aux côtés du Comité Adama et d’autres familles endeuillées par des homicides commis par la police.

https://www.bastamag.net/Adama-Assa-Traore-George-Floyd-Justice-Black-lives-matter-manifestation-revolte-violences-policieres

– Le jour d’après à commencé – Paru dans Actazone le 3 juin

La journée d’hier est de celles qui peuvent marquer le coup d’envoi d’une nouvelle séquence politique. Par sa mobilisation : massive – au moins 30 000 personnes, probablement plus. Par sa composition : une majorité de personnes non blanches, ce qui ne s’était sans doute plus vu à Paris depuis les émeutes pour Gaza en 2014. Par sa détermination : offensive et conflictuelle.

https://acta.zone/le-jour-dapres-a-commence/

– Dans le monde, une même colère au-delà des cas particuliers de violences policières – Paru dans Médiapart le 3 juin

La mort de George Floyd aux États-Unis suscite une vague internationale de soutien. Ces manifestations sont aussi l’occasion de dénoncer les brutalités policières et la discrimination des personnes racisées dans les pays où elles sont organisées.

https://www.mediapart.fr/journal/international/030620/dans-le-monde-une-meme-colere-au-dela-des-cas-particuliers-de-violences-policieres

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Procès de travailleur.euses détaché.e.s contre Laboral Terra et 7 entreprises agricoles françaises

Luttons contre l’exploitation de la main-d’œuvre étrangère et contre les discriminations, pour une égalité de droits entre tous les travailleur.euse.s du monde agricole !

Mardi 16 juin 2020¹, au conseil de prud’hommes d’Arles, est prévue une nouvelle audience du procès de cinq travailleur.euse.s agricoles marocain.e.s et espagnol.e.s contre l’entreprise de travail temporaire (ETT) Laboral Terra et sept entreprises agricoles françaises. Face aux multiples renvois et au dépôt de bilan de l’ETT Laboral Terra qui a perturbé le déroulement de l’affaire, cette nouvelle audience devrait être l’ultime étape de cette procédure entamée en 2017 ! Cette plainte a été déposée pour des motifs de travail dissimulé, de non-paiement d’heures travaillées, de non-respect des personnes, du code du travail et des conventions collectives.

Parallèlement à cette affaire, une autre plainte a été déposée par une partie de ces travailleur.euse.s auprès du procureur de la République d’Avignon pour faire la lumière sur les conditions de travail de ces salarié.e.s. L’enquête est toujours en cours.

Le patriotisme alimentaire de circonstance et la rhétorique martiale du gouvernement appelant à « lever une armée de volontaires » pour « sauver l’agriculture française » cache mal ce que la fermeture des frontières consécutive à la pandémie liée au Covid-19 a rendu manifeste : la dépendance de la société entière aux travailleur.euse.s saisonnier.ère.s agricoles étranger.ère.s venant chaque année combler le besoin de main-d’œuvre dit « temporaire » des exploitations agricoles françaises.

Il est important de dépasser les discours dominants qui réduisent les travailleur.euse.s détaché.e.s à une variable d’ajustement aisément remplaçable par des volontaires dévoué.e.s, alors que leur présence constitue au contraire une nécessité structurelle du système agro-industriel. D’ailleurs les employeurs le savent bien, puisqu’ils vantent tous, le professionnalisme et les compétences de cette main-d’œuvre étrangère indispensable au fonctionnement de leurs entreprises. Il est d’autant plus urgent d’apporter un autre éclairage sur les enseignements de cette crise, condamner les inégalités de traitement, de qualification et de rémunération, tout en renforçant la solidarité avec et entre les travailleur.eus.es de la terre.

Ainsi, nous avons besoin d’une décision forte de la part du Conseil de prud’hommes d’Arles pour dénoncer le dumping social à l’œuvre, les pratiques illégales et indignes qui dégradent les conditions d’existence des travailleur.euse.s détaché.e.s, et la logique d’exploitation, de discrimination systémique qui gouverne et grangrène l’emploi dans le monde agricole contemporain.

Le 4 mai 2020, CODETRAS – Collectif de défense des travailleur.euse.s étranger.ère.s dans l’agriculture

¹ Le procès qui devait se tenir initialement le 12 mai a été reporté au 16 juin. L’audience pourrait se tenir à huis clos pour des raisons sanitaires.

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Cagnotte Solidaire Culinaire Sud-Cévennes

Nous relayons une initiative solidaire dans le Sud-Cévennes. Voir ici pour plus d’infos et pour venir en soutien : https://www.lepotcommun.fr/pot/7cf7g4qq

Brigade Culinaire de Solidarité Sud-Cévennes

Nous sommes un collectif de cuisinièr.es professionnel.les basé dans le sud des Cévennes réuni.es autour d’une volonté commune de réagir face aux inégalités suscitées par cette crise sanitaire inédite.

Les conséquences économiques et sociales du confinement se font sentir bien au-delà des villes et ce jusque dans nos rues, nos villages et nos vallées. Les foyers les plus fragiles accusent le coup et paient le prix de décisions politiques iniques et incompétentes. Le nombre de bénéficiaires d’aides alimentaires diverses a explosé. La fin du confinement va se traduire par une crise sociale de grande ampleur face à laquelle nous ne souhaitons pas rester les bras croisés à attendre de meilleurs auspices pour retourner à nos fourneaux.

Pris.es dans l’élan des Brigades de Solidarité Populaire qui ont essaimé en France avec l’appel de Milan, nous avons voulu mettre à disposition notre savoir-faire et nos outils de travail pour être solidaires en faisant ce que nous aimons : cuisiner pour les autres. 

Nous envisageons de concocter et de distribuer gratuitement aux foyers les plus précaires (familles nombreuses et personnes isolées) des repas végétariens essentiellement à base de produits de qualité (locaux, de saison, bio).

L’objectif des ces brigades est de construire un réseau politique international d’entraide. Nous nous inscrivons pleinement dans cette démarche autonome car nous croyons à notre capacité collective d’auto-organisation indépendamment de l’aide de l’Etat qui nous a précipité vers ce désastre sanitaire notamment en sacrifiant l’hôpital public.

La Brigade Culinaire de Solidarité Sud-Cévennes a besoin de votre soutien.

Dans un premier temps, nous proposerons un repas par semaine pour une cinquantaine de bénéficiaires à Sumène. Nos distributions seront coordonnées avec le collectif Ganges Solidarité (membre du réseau national Covid-Entraide).

Si nos forces le permettent, nous envisageons de nous étendre progressivement sur Ganges et/ou Le Vigan.

Le premier repas sera servi le 4 mai à Sumène. 

Si les premiers repas seront préparés avec nos stocks et fonds propres, nous lançons un APPEL A DONS pour financer la suite du projet. Parce que nous voulons que les repas soient gratuits, il nous faut trouver “ailleurs” le financement nécessaire.

Nous en appelons donc à votre solidarité!

Pour information, le coût de fabrication d’un repas est de 2€.

Pour confectionner 50 repas, nous avons donc besoin de 100€,

de 200€ pour 100 repas et ainsi de suite.

Par conséquent, quand vous donnez 10€, vous offrez 5 repas ; 

quand vous donnez 20€, 10 repas etc…

Les sommes récoltées serviront à l’achat des denrées, notamment en direct aux producteurs/trices locaux avec qui nous travaillons car nous avons aussi à coeur de les soutenir dans cette période difficile.

Les sommes supplémentaires serviront au matériel d’hygiène et de protection car nous veillerons scrupuleusement à respecter les protocoles sanitaires qui s’imposent dans la réception des denrées, la préparation et la livraison des repas.

Nous croyons à la mise en place de solidarités concrètes pour se soutenir les un.e.s les autres et que partout fleuriront ces initiatives collectives d’entraide pour construire l’après !

Merci de votre soutien !

Brigade Culinaire de Solidarité Sud-Cévennes

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Épisode Cévenol n°13

Ci-dessous le lien vers le dernier numéro de l’Épisode Cévenol, avec notamment un entretien du collectif Covid Entraide Ganges. Bonne lecture !

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Travailleurs étrangers agricoles, l’exploitation en plus de la crise sanitaire

La fermeture des frontières et les mesures de confinement mises en place suite à l’épidémie du coronavirus ont rendu criante la nécessité d’embauche des travailleurs étrangers saisonniers pour le maintien de la production dans les grandes exploitations agricoles en France et dans différents pays de l’Europe de l’ouest. Comme on peut le lire dans l’un des articles proposé ci-dessous : “Cette difficulté à recruter de la main-d’œuvre saisonnière, incontournable dans le secteur, jette une lumière crue sur le système du premier pays agricole européen. Les grosses exploitations françaises reposent en grande partie sur l’emploi précaire d’une main-d’œuvre étrangère, mal payée, souvent externalisée, invisibilisée dans les statistiques et parfois non déclarée.”

Les solutions envisagées récemment pour pallier à ce manque de main d’œuvre prennent ainsi différentes formes selon les pays : affrètement par vols charters depuis les pays de provenance des ouvriers agricoles jusqu’au pays d’embauche comme pour l’Allemagne, l’Autriche ou l’Angleterre, proposition de régularisation massive de travailleurs sans papiers en Italie, ou encore grande opération de recrutement cherchant à substituer les travailleurs étrangers par une main d’œuvre locale en France. Le respect de la santé des travailleurs et les précautions sanitaires face à l’épidémie trouvent ici encore, comme dans bien d’autres secteurs, des limites s’arrêtant aux besoins de l’économie. Et si le recours massif à l’exploitation de la main d’œuvre étrangère nécessaire à la compétitivité du secteur agricole ne peut être aujourd’hui que difficilement nié, les conditions de travail ne sont pas pour autant améliorées, et la liberté de circulation des personnes demeure quant à elle encore et toujours soumise aux intérêts financiers…

Quelques articles à lire :

– Communiqué – Collectif de Défense des travailleur-euses étranger-ères dans l’agriculture

Créé en 2003, les objectifs du CODETRAS restent la lutte contre l’exploitation de la main-d’œuvre étrangère, contre les dénis de droits, contre les discriminations et contre toutes formes d’exploitation dans l’agriculture. Il associe en son sein des paysans, des syndicats, des associations, des militants, des chercheurs.ses, des journalistes, des avocats et juristes…

Publié sur Mars Infos Autonomes, le 30 avril : lire l’article ici.

– Derrière l’appel à la main-d’œuvre, les difficultés d’un monde agricole précarisé

L’appel à venir renforcer « la grande armée de l’agriculture », lancé par le ministère de l’agriculture, a vu affluer quelque 240 000 candidats. Mais la plupart restent sans réponse, tant les offres
d’emploi restent limitées. Explications sur la précarisation du monde salarial agricole.

Paru dans Médiapart, le 21 avril, voir l’article ici.

– Appel à travailler dans les champs : « Tout est fait pour maintenir un système qui précarise et appauvrit »

Face au manque de main d’œuvre étrangère, plus de 200 000 personnes se sont portées candidates pour rejoindre des exploitations agricoles. Des professionnels s’inquiètent cependant de cet afflux précipité de travailleurs, mal préparés à affronter des conditions d’emploi difficiles, voire dangereuses.

Paru dans Bastamag, le 17 avril : lire l’article ici.

– Travailleuses détachées dans l’agriculture, elles racontent leur calvaire en France

Les « travailleurs détachés » — qui viennent de Pologne, d’Espagne, de Roumanie… — fournissent une grande part de la main d’œuvre dans les campagnes françaises. Ce statut vulnérable et précaire permet de nombreux abus, dont sont notamment victimes les femmes, que certaines ont courageusement décidé de dénoncer.

Article plus ancien paru le 20 janvier dans Reporterre, mais qui revient notamment sur le procès porté par cinq travailleurs et travailleuses marocain.es contre leurs employeurs et dont l’audience se tiendra prochainement : lire l’article ici.

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Remerciements pour la cagnotte solidarité avec les exilés

Ci-dessous, quelques mots de remerciements adressés aux donateurs de l’appel à la solidarité effectué il y a quelques semaines pour aider des personnes vivant en Cévennes, à Alès, Nîmes et Montpellier. N’ayant pu les remercier directement pour leur soutien essentiel via un contact mai , nous publions ici ce message. Merci à tous et à bientôt.

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Bonjour à tous,

Nous revenons vers chacune des personnes ayant participé à la cagnotte de soutien aux exilés pour vous remercier pour les dons que vous avez effectués en solidarité à cet appel. La somme totale à été importante et au delà de nos attentes. Plus d’une centaine de personnes y ont contribué. De fait, cela nous a permis d’élargir le nombre de personnes bénéficiaires. Au total, nous avons donc pu verser une aide pour une dizaine de familles et plus d’une dizaine de personnes isolées. Nous avons également pu envoyer une somme à plusieurs autres collectifs avec lesquels nous sommes régulièrement en contact et qui distribueront celle-ci aux personnes qu’ils estiment être le plus dans l’urgence, ou soutenir des actions concrètes collectives (distribution alimentaire…).

De manière générale, ces sommes vont servir à l’alimentation dans un premier temps, mais aussi le règlement des factures, des loyers, se procurer des cartes téléphoniques, notamment pour des jeunes qui doivent maintenir leur scolarité via internet, et d’autres besoins divers.

Nous vous remercions donc une nouvelle fois pour votre solidarité. Nous n’oublions pas qu’aujourd’hui comme demain, les actions de soutien seront encore et toujours nécessaires, tant que les inégalités persisteront. Que la lutte et la solidarité continue !

A bientôt !

Les collectifs Cévennes sans frontières et Najat

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