[Marseille] Rassemblement pour exiger les droits des demandeur.se.s d’asile et des mineur.e.s non accompagné.e.s ! Mercredi 13 Février à 11h

APPEL À RASSEMBLEMENT
MERCREDI 13 FÉVRIER 2019 À 11H
DEVANT LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL DES BOUCHES-­‐DU-­‐RHÔNE
(52 avenue de St‐Just/métro St‐Just/Dôme)
ET DÉPART EN MANIFESTATION À 12H

NON RESPECT DES DROITS ET NON-ASSISTANCE À PERSONNES ET ENFANTS EN DANGER.
Des centaines de familles et d’enfants en bas âge, de mineur.e.s non accompagné.e.s, d’hommes et de femmes isolé.e.s, vulnérables, parfois avec de graves problèmes de santé physique et/ou psychologique, dorment toujours dans les rues de Marseille. Des femmes sont violées suite à des nuits à la rue, des mineur.e.s sont en proie à des réseaux de prostitution, des êtres humains meurent de froid et tou.te.s les autres survivent péniblement. Au mieux, ces personnes sont chassées à coups de jets d’eau devant la gare St-­‐Charles et même au pied de la plateforme d’accueil pour les demandeur.se.s d’asile à Marseille (le 22 janvier 2019 le matin de la visite de Renaud Muselier, président du conseil régional PACA et député européen).

LES RESPONSABLES :
Le Conseil départemental avec à sa tête, Mme. Martine Vassal, et les services de l’Aide Sociale à l’Enfance.
La Préfecture des Bouches‐du‐Rhône avec à sa tête M. Pierre Dartout.
L’Office Français de l’Immigration et l’Intégration (OFII).

L’ÉTAT FRANÇAIS A L’OBLIGATION de mettre à l’abri tou.te.s les demandeur.euse.s d’asile. Le Conseil départemental a l’obligation de mettre à l’abri et de prendre en charge toute personne se déclarant mineur.e isolé.e. Le département des Bouches‐du‐Rhône se décharge de ses devoirs et accuse l’État français d’être responsable de cette situation. La balle est renvoyée continuellement entre ces deux institutions et pendant ce temps, les droits ne sont pas respectés et la situation ne fait que s’aggraver.

RAS-­LE‐BOL ! Nous dénonçons la malhonnêteté et les positions racistes et xénophobes de l’État et du Conseil départemental et le non-­‐respect des droits des demandeur.se.s d’asile et des mineur.e.s isolé.e.s. Est‐ce une question de moyen? Le budget départemental destiné à la prise en charge des mineur.e.s isol.é.e.s est de 35 millions d’euros. Une somme supplémentaire de 3.5 millions d’euros a été versée au département en 2018 et a déjà été dépensée. Où est passé cet argent ? Aucun nouveau foyer n’a été ouvert depuis et nous ne voyons pas plus d’éducateur.trice.s sur le terrain. Quant à la promesse d’ouverture de 100 places en foyers, toujours aucune initiative n’a été entamée! RAS-­LE‐BOL!

L’occupation du bâtiment au 59 avenue de St-­Just a permis de mettre à l’abri, à ce jour, 40 familles (dont 63 enfants) et plus de 120 mineur.e.s non accompagné.e.s. Depuis l’ouverture, le 18 décembre 2018, aucune réponse concrète des institutions responsables n’a été proposée! C’est le silence et l’indifférence totale!

AU SECOURS ! Les mineur.e.s non accompagné.e.s demandent une prise en charge immédiate et complète à laquelle ils et elles ont droit: hébergement en foyer, scolarisation, accompagnement psycho‐éducatif, etc.

Nous exigeons depuis 2 mois :
– la création d’au minimum 100 places d’accueil d’urgence pour accueillir dignement tous les jeunes qui se déclarent mineur.e.s et isolé.e.s,
– l’ouverture de places en maison d’enfants à caractère social (MECS) pour accueillir les mineur.e.s dès la décision de justice ordonnant leur placement provisoire,
– l’égalité dans la prise en charge de tous les enfants, sans distinction d’origine, et l’abandon de tous les critères de tri ou de priorisation pour les mettre à l’abri,
– l’application effective du droit inconditionnel à l’hébergement inscrit dans la constitution.

AU SECOURS ! Les familles demandeur.se.s d’asile demandent la prise en charge immédiate et complète à laquelle elles ont droit. AU SECOURS ! Pas une personne ne doit dormir à la rue!

Le squat 59 St­‐Just n’est pas une solution, encore moins un moyen pour l’État de se défausser! Cette occupation est une action politique menée pour faire pression sur les institutions et obtenir qu’elles respectent ce à quoi elles sont contraintes. Le silence des responsables démontre bien le manque de volonté et d’honnêteté politique des institutions et des élu.e.s. Venez nous rejoindre ce mercredi pour exiger une réponse immédiate!

Le Collectif 59 St‐Just

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