Violences policières et répression dans les Hautes Alpes

Ci-dessous le détail des faits qui se sont produits dimanche soir à Briançon lors d’un contrôle d’identité, repris du site Vallées en lutte.

Par ailleurs, nous venons d’apprendre que les trois personnes parmi celles qui ont été interpellées ce week-end sont passées en comparution immédiate aujourd’hui à Gap et sont actuellement placées en détention provisoire. Elles sont accusées d’avoir aidé à l’immigration illégale en bande organisée pour avoir participé à la marche de solidarité dimanche.

Solidarité maximale avec les camarades enfermé.es ! Contre la répression d’état et ses frontières !

Suite à la marche de dimanche, une personne prise pour cible par la police à Briançon

2 policiers blessés ? Une farce …

Un dimanche 22 avril ,19 h30, à Briançon

Nous étions cinq personnes attablées à la terrasse de l’Hôtel de la Gare à Briançon. Nous avions quitté le refuge solidaire ou venait de se terminer la marche de Clavière à Briançon avec des exilés coincés là haut depuis 4 jours.

Nous sirotions tranquillement un verre lorsque deux véhicules banalisés se sont garés à proximité. Entre 5 et 6 policiers, certains en civil, sont descendus et se sont dirigés vers nous d’un pas déterminé.

Ils sont montés sur la terrasse par les deux escaliers y donnant accès, nous encerclant.

Nous étions assis. Le plus gradé d’entre eux nous a stipulé un contrôle d’identité. Surpris, nous avons demandé quel en était le motif. Il a répété que nous devions lui présenter nos papiers.

Nous avons obtempérer, sauf deux d’entre nous qui ne les avaient pas sur eux mais dans leur voiture garées tout près. Les policiers ont ensuite pris des photos des papiers d’identité et ont demandé à l’un d’entre nous de les suivre. Ce dernier leur a demandé pour quelle raison
puisqu’il venait de contrôler son identité.

Un des policiers, qui commençait à rougir lui a répondu « on va pas te le répéter deux fois ».

Notre ami a donc sorti son téléphone pour prévenir son avocat qui suit les mouvements de solidarité avec les exilés et … c’est à ce moment là que les policiers lui sont tombé dessus, arrachant son téléphone, le projetant au sol, lui sautant dessus.

Face contre terre, coups de matraque, clef de bras, coup de genoux, pouces enfoncés dans les yeux, étranglement… pendant plusieurs minutes une violence extrême s’est abattue sur notre compagnon.

Il hurlait de douleur, nous étions abasourdis.

Une telle violence pour un simple contrôle d’identité…

Un policier resté en retrait leur a même demandé d’y aller moins fort.

Notre ami fut ensuite traîné par les pieds dans les escaliers toujours face contre terre et jeté sur le goudron deux mètres plus loin.

Alerté par les cris, des gens autour sont arrivés en courant et ont récupéré notre compagnon en train de se faire lyncher.

Les policiers ont gazé tout le monde, y compris notre ami gisant au sol.

Il fut finalement porté à bout de bras, le visage tuméfié, en sang, la mâchoire gonflée, respirant difficilement et aveuglé par les gaz lacrymogènes.

Souffrant de multiples contusions, d’un énorme hématome à la mâchoire, d’une entorse aux cervicales, et de douleur au niveau de la trachée, il est parti aux urgences.

10 jours d’ITT

Vous avez la monnaie monsieur l’agent ?

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