[Montpellier] Rassemblement devant la préfecture en soutien aux demandeurs d’asile, le mardi 12 Février 2019 à 17H

La régionalisation des procédures Dublin ne nous arrêtera pas !

Depuis plus de 2 ans, Migrants Bienvenue 34 se bat pour obtenir du préfet de l’Hérault qu’il ne renvoie pas, sous couvert de procédure Dublin, les demandeur-ses d’asile dans des pays qu’ils/elles n’ont pas choisis et où ils/elles ont vécu des moments difficiles faute de prise en charge.
Pourtant la préfecture de l’Hérault, comme d’autres, continue d’appliquer les procédures Dublin vers l’Italie, la Bulgarie – récemment rappelée à l’ordre par la Commission européenne – , l’Espagne (pays principal d’entrée dorénavant) alors même que tout pays de l’UE a la liberté de choisir d’accueillir.
Même si nous n’avons malheureusement pas pu empêcher l’expulsion de personnes vers le premier pays d’Europe dans lequel elles avaient laissé leurs empreintes, notre mobilisation a
permis la requalification en procédure normale de beaucoup d’autres.
Une fois de plus, le CMB34 se mobilise pour que le Préfet ait la possibilité d’utiliser son pouvoir discrétionnaire. Depuis le 15 Décembre, l’Etat a régionalisé le traitement des situations des personnes sous “procédure Dublin”. Pour l’Occitanie,
elles seront donc traitées à Toulouse. Depuis le 15 Décembre, le Préfet de l’Hérault n’est donc plus décisionnaire pour “dédubliner” les personnes passées en Guichet Unique des Demandeurs d’Asile (GUDA).
Pour autant, il reste décisionnaire pour tous ceux et celles passés au GUDA avant le 15 Décembre. Ils sont encore nombreux ici. De plus le Préfet de l’Hérault reste responsable des expulsions de toutes les personnes dublinées (donc considérées par l’État en situation “irrégulière”, interpellées dans l’Hérault.
LES TENTATIVES MULTIPLES DE L’ÉTAT À TRAVERS SES DIFFÉRENTES LOIS ET DÉCRETS, À TRAVERS LA RÉGIONALISATION, DE RENDRE INVISIBLES LES PERSONNES EXILÉES EN LES ÉLOIGNANT DE LEURS SOUTIENS, NE FONCTIONNERA PAS .

Rejoignez-nous devant la Préfecture le mardi 12 Février à 17h avec des bougies symbolisant toutes les personnes exilées que nous soutenons.

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[Hautes Alpes] La frontière assassine encore et encore…

Encore une fois la militarisation de la frontière alpine franco-italienne a tué. Un homme d’une vingtaine d’années a été découvert en arrêt cardio-respiratoire, dans la nuit de jeudi à vendredi peu avant 3 heures du matin, sur la RN 94, à Val-des-Près. La police aux frontières, qui patrouillait à proximité, a vu un chauffeur routier arrêté en pleine voie, près de l’aire de chaînage. Celui-ci tentait de porter secours au jeune migrant, inanimé et en hypothermie. La victime a été prise en charge par les sapeurs-pompiers et un médecin du Samu. L’homme a ensuite été transporté à l’hôpital de Briançon, où il a été déclaré mort. Plus que jamais, mobilisons nous pour ne pas laissez les montagnes se transformer silencieusement en cimetière !

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«C’est même plus la double peine pour moi, c’est la quadruple peine.» Témoignage depuis le CRA de Mesnil-Amelot

Après avoir exécuté une peine d’emprisonnement de cinq années pour des faits commis quand il avait 19 ans, Youssef est directement conduit au centre de rétention administrative pour être expulsé. Il y reste 45 jours ; à ce moment-là, c’est la durée maximale autorisée par la loi. A son 45ème jour, alors qu’il pense qu’il va enfin retrouver sa liberté, Youssef est placé en garde à vue puis présenté au juge pénal. L’administration lui reproche d’avoir refusé de voir le consulat tunisien et, en cela, d’avoir tenté de se soustraire à sa mesure d’expulsion. Il est condamné à un mois de prison. A sa sortie du centre pénitentiaire, Youssef est reconduit au CRA où il est, de nouveau, voué à passer 45 jours.

Youssef nous raconte les violences policières, l’acharnement de l’administration, les défaillances de l’unité médicale, le non-sens de son enfermement. Article publié le 5 février 2019 sur le site de la Cimade.

Témoignage de Youssef, jeune homme tunisien enfermé près de deux fois 45 jours au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot.

« Mon histoire elle est longue, je ne sais pas par où commencer…

Je suis entré en prison en mars 2014, j’ai attendu, je pensais que j’allais sortir, mais après il y a eu le jugement et j’ai été condamné à cinq ans. Je n’avais personne pour m’aider, personne pour me soutenir, je ne pouvais pas payer un avocat.

La première année c’était dur, je n’avais pas de visites, je n’avais pas de parloir, personne ne pouvait m’aider.

J’ai fait ma peine jusqu’en septembre 2018, j’ai regardé deux Coupes du monde en prison.

J’ai travaillé, j’ai payé les parties civiles, j’ai fait les choses bien, j’ai fait tout ce qu’il fallait, les fiches de paye, les papiers, l’attestation de travail, l’attestation de la psy. J’ai fait des efforts en prison, j’ai jamais eu le moindre problème avec qui que ce soit, ni avec les détenus, ni avec personne, j’ai fait cinq ans tranquille.

Le jour où je devais sortir, ils m’ont ramené ici au CRA, et depuis ça ne s’arrête jamais.

Les policiers sont venus me chercher et ils m’ont fait monter dans la voiture et ils m’ont ramené au centre de rétention. Je suis resté 45 jours.

Ils m’ont donné deux rendez-vous au consulat. Le premier rendez-vous c’était un faux rendez-vous parce qu’il était prévu un mardi, et nous (les Tunisiens) on n’avait pas de consulat le mardi, c’était toujours le vendredi. La deuxième fois, j’avais un rendez-vous à l’hôpital, on m’a dit que je pouvais aller à l’hôpital qu’il n’y aurait pas de soucis parce que j’aurais la preuve que j’étais à l’hôpital. Je voulais aller à l’hôpital faire une radio voir si ma main était guérie ou pas.  Et justement, quand je suis passé devant la juge il y avait la feuille de l’hôpital, la juge a reconnu qu’effectivement, la feuille montrait que j’étais à l’hôpital le jour du consulat mais l’heure n’était pas écrite. La juge m’a mis un mois de prison et deux ans d’interdiction du territoire parce que j’ai refusé le consulat[1] alors que j’étais à l’hôpital.

Avant d’aller voir la juge, quand j’étais au commissariat, j’ai demandé à voir un avocat. Les policiers m’ont menacé, ils m’ont dit qu’il ne fallait pas demander un avocat, ils m’ont dit que si je demandais un avocat il allait mettre des heures à venir, que j’allais dormir ici, que je n’allais pas voir la juge tout de suite, que j’allais aller en prison. J’ai insisté 5-6 fois et après j’ai laissé tomber.

Je suis allé en prison, c’était le mois le plus long de ma vie.

Les policiers n’arrêtaient pas de parler du CRA, ils ne me traitaient pas comme les autres. Je suis allé voir le chef au moins trois fois, il m’a dit qu’il ne pouvait rien faire pour moi.

Je devais sortir le 25 novembre, ils sont venus me chercher le 24 novembre, un jour avant. Ils sont venus à neuf surveillants avec leur chef, ils ont ouvert la porte et ils m’ont dit que je devais partir tout de suite. Ils sont rentrés, ils ont essayé de me menotter, j’avais peur. Les surveillants m’ont ramené à la fouille et ils m’ont maltraité, ils m’ont frappé. Après ils m’ont ramené dans le camion menotté jusqu’au centre de rétention. Quand je suis arrivé au CRA j’avais des blessures partout, j’avais des blessures au visage, j’avais des traces de menottes sur les mains. A l’infirmerie, ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien faire. Les infirmières elles m’ont dit « c’est des petites blessures ça c’est rien ».

Aujourd’hui ça fait 24-25 jours que je suis revenu en rétention. Ça fait cinq ans que je n’ai pas eu une seule minute de liberté.

Il y a quelques jours un ami à moi est venu me voir en visite et il s’est trompé il a été au CRA n°2, parce que la première fois, avant la prison, j’étais là-bas et cette fois ils m’ont mis au CRA n°3. Et du coup, au CRA n°2, les policiers lui ont dit que j’étais libéré en fait. C’est vrai que je devais être libéré la première fois quand j’ai fait les 45 jours mais ils m’ont ramené en garde à vue, après ils m’ont ramené en prison et après ils m’ont ramené au CRA 3. Quand ils lui ont dit que j’étais libéré, il croyait vraiment que j’étais libéré. Il m’a appelé, il a rien compris, il m’a dit « Ecoute t’es libéré là, j’ai parlé avec les policiers ». J’avais plus de forces dans le corps, je n’ai rien compris, c’est un gros mot pour moi la libération, j’y crois plus. J’ai plus d’espoirs, je ne sais plus, je suis fatigué, mentalement, physiquement, je n’ai plus de forces.

Je suis entré en France j’avais 17 ans à peine, je suis arrivé tout seul, je n’avais personne pour m’aider, pour me dire d’aller à l’école ou pour me donner une chambre de foyer. Ma mère et ma sœur sont en Italie. J’ai traîné, j’ai fait le con je regrette, j’ai fait ma peine, j’ai payé mes parties civiles et depuis je n’arrive pas à m’en sortir. C’est même plus la double peine pour moi, c’est la quadruple peine. J’ai fait presque cinq ans en prison, après j’ai fait 45 jours en rétention, ça fait la double peine, après ils m’ont ramené à Meaux-Chauconin, ça fait une triple peine, et là ils me ramènent ici au CRA. Je suis dégoûté, c’est tout…

Et puis j’en ai vu des prisons mais rien à voir, ici tout est sale, les douches, les toilettes, c’est horrible. Des fois, il fait froid…

Je ne comprends pas l’intérêt de me garder ici. Pourquoi en fait ? J’ai passé cinq ans en prison quand j’y étais la police des frontières est venue me voir pour me demander mes empreintes, ils m’ont demandé une photo, ils m’ont posé des tas de questions, j’ai tout donné, j’ai répondu à tout et après ils ne m’ont jamais donné de rendez-vous avec le consulat, jamais. Ils ont préféré me ramener en rétention six mois plus tard pour me donner des rendez-vous au consulat. Soit ils me ramènent à l’avion, soit ils me relâchent, je ne sais pas ! Mais je ne crois pas que le consulat donnera de laissez-passer. Après j’ai entendu des histoires ça arrive comme quoi des Algériens on les envoie en Tunisie, des Tunisiens en Algérie et des Marocains je ne sais pas où, j’ai peur que ça m’arrive.

J’en ai vu des trucs ici, des gens qui ont peur d’être renvoyés et qui avalent des bouts de fer, des bouts de coupe-ongles et qui sont renvoyés avec ça, ils sont expulsés avec ces trucs dans le ventre. Il y en a qui sont renvoyés au bled alors qu’ils n’ont personne là-bas, toute leur famille est en France. Ils ne peuvent même pas s’organiser aller chercher leur femme, leur bébé. On ne peut pas renvoyer quelqu’un comme ça, du jour au lendemain. Les gens, ils ont une vie ici. Il y a un Monsieur qui m’a fait beaucoup de peine, dès qu’il est arrivé ici, il avait des cuillères dans le ventre. Il n’arrêtait pas de dire qu’il avait mal. Ça m’a choqué. L’autre aussi qui vient d’arriver, hier soir, il m’a choqué vraiment. Au début quand il est arrivé il parlait, il s’exprimait. Hier soir, il n’arrivait plus, il ne pouvait même plus parler, il me regardait, il me fixait mais c’est comme si il n’était pas là. Apparemment, ils l’ont piqué à l’hôpital. Avec toutes ces histoires je n’arrive pas à dormir, je pense à tout ça, à tous ces gens, tous ces gens que j’ai vus. Tout est gris, c’est que des grillages, des portes et des portes, des policiers, des « signez ici », des salles d’attente… Je n’arrive plus à dormir le soir.

Je ne sais pas comment ça va se passer, je ne sais pas si ils vont me laisser sortir ou m’envoyer dans je ne sais quelle prison. Je ne sais pas comment j’en suis arrivé là.

Au moins, en prison on a des tas de choses à faire, on travaille, on fait du sport, on va à la bibliothèque. Ici on a rien à faire, juste on attend, avec le stress tous les jours.

Et les policiers ils font ce qu’ils veulent. J’ai peur. J’me dis ils pourraient venir dans la nuit, me tuer, et dire que je me suis tué moi-même, j’me dis je n’sais pas, peut-être ils sont capables. Quand on mange ils se foutent de notre gueule, quand on parle ils se foutent de notre gueule. Parfois ils s’acharnent pour rien. Avant en prison j’ai jamais eu le moindre problème en cinq ans et ici, il se passe des tas de choses.

Moi je suis là, je ne peux rien faire, je ne peux pas avancer dans la vie. »

Quelques jours après nous avoir livré ce témoignage, Youssef a été expulsé en Tunisie.


[1] Un consulat peut délivrer un laissez-passer qui permet d’expulser une personne dans son pays d’origine. Refuser de s’y présenter peut être considéré comme un délit d’obstruction à l’exécution de la mesure d’éloignement.

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Les papiers sont arrivés, alors ça vaut bien une petite fête !!

Le collectif de soutien de Saint Jean du Gard à l’immense plaisir de vous inviter pour fêter ensemble l’arrivée des papiers de l’une des familles accueillie au village.

Au programme :

Lecture de contes d’hiver dès 17h30

Suivie d’un repas de soutien (il faut encore payer les timbres fiscaux très coûteux)

Alors venez tous et toutes !!

C’est Samedi 9 février à la Lézarde (66 grand rue à Saint Jean du Gard)

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Rassemblement pour l’abrogation de la loi Asile immigration – Samedi 2 février à Nîmes

A l’appel de l’assemblée locale nîmoise des États Généraux des Migrations (EGM).

Que l’on soit exilé, demandeur d’asile, dubliné, mineur non accompagné, sans papiers, étranger, immigré, français,…
1 être humain = 1 être humain
Abrogation de la loi Asile Immigration !
Rassemblement Samedi 2 Février 2019 14 h 30 – Esplanade à Nîmes
(statue du taureau face au Palais de justice)

La nouvelle loi asile-immigration, dite loi Collomb, qui se met en place aujourd’hui, est une nouvelle régression pour les droits des personnes étrangères en général et des personnes exilées en particulier.
Les droits et libertés des demandeurs et demandeuses d’asile sont réduits. On peut :
– En expulser certains·e·s durant leur recours contre un premier refus ;
– Les obliger à vivre dans une région et pas une autre ;
– Les empêcher de circuler librement sur le territoire ;
– Les obliger à faire leurs procédures par visio-conférence ;
– Les empêcher de demander un titre de séjour une fois déboutés ;
– Les assigner à résidence et les expulser plus facilement après un refus.
Les droits et libertés des étrangers et étrangères sont réduits. On peut :
– Les retenir 24 heures lors d’un contrôle de papiers au lieu de 16 heures ;
– Les enfermer à domicile 3 heures par jour en cas d’assignation à résidence ;
– Leur interdire de revenir sur le territoire français en cas d’expulsion ;
– Les enfermer en centre de rétention pendant 90 jours au lieu de 45 ;
– Les empêcher de circuler en France avec des papiers d’un autre pays européen ;
– Compliquer leur régularisation s’ils ou elles sont parents d’enfant français.

Articles 13 et 14 de la déclaration universelle des droits humains : « Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. (…) Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays. »

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Journées de rencontres, discussions et de solidarités, des Cévennes aux Alpes !

Deux journées de rencontres sont organisées à Pont d’Hérault (à l’Étuve) le samedi 2 février et à Saint Jean du Gard (à la Lézarde) le dimanche 3 février afin de soutenir les initiatives mises en place à la frontière franco-italienne et de permettre des échanges entre solidaires Haut Alpins et Cévenols. Plus d’infos ci-dessous.

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Occupation de la Préfecture de Gap en soutien aux demandeurs d’asile

Info reprise du site Vallées en lutte :

Suite à l’occupation des bureaux de l’étage de la préfecture à Gap ce lundi 21 janvier à partir de 10h30 par des personnes solidaires des exilé-e-s (qui ont réussi à ressortir vers 12h30 sans donner leur identités, bravo !), la préfète a été obligée de donner un RDV cet après-midi même à une délégation de 6 personnes pour aborder le sujet du harcèlement administratif des demandeurs d’asile par l’État, et notamment la récente obligation de se domicilier à Marseille, rendant leurs démarches hyper compliquées depuis le 05 (allers retours en train incessants et à leurs frais pour récupérer le moindre courrier… alors qu’ils sont logés dans le 05 !).

 

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Vendredi 25 et samedi 26 janvier, c’est 2 Cantines sans frontières, à Nîmes et à Alès !!

Deux cantines sans frontières sont organisées cette fin de semaine, pour deux fois plus de solidarité :

A Nîmes : vendredi 25 janvier à partir de 19h au Cercle de l’avenir (25 bis rue Nicot)

REPAS GÉORGIEN – MAROCAIN – ALBANAIS :

. Soupe Harira et pain afghan
. Blinshiki et salade géorgienne Olivié
. Gâteau albanais miel et noix – Thé

A Alès : samedi 26 janvier à partir de 12h30 à la Rétive (42, rue du Fbg d’Auvergne)

REPAS KOSOVAR – AFGHAN :

. Salade afghane
. Gjell (poivrons farcis)
. Lobia (haricots rouges)
. Torte Shendetli (gâteau kosovar)

Nous rappelons que l’argent récolté lors des Cantines sans frontières est destiné à être reversé à des personnes ne bénéficiant, pour la très grande majorité et du fait de leur situation administrative irrégulière, ni de la possibilité de travailler légalement, ni de celle de percevoir une quelconque aide sociale. Cela signifie dans le monde capitalisé que nous connaissons toutes et tous rencontrer de très grandes difficultés pour se loger, se nourrir où acheter n’importe quel bien de consommation de la vie courante. Les Cantines sans frontières sont un moyen de s’en sortir collectivement et sont organisées avec les personnes concernées. Elles sont aussi un moment de rencontre, d’échange et de convivialité.

Les repas sont prix libre.

Alors venez nombreux et faites circuler dans vos réseaux !!

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Condamnation des deux solidaires à Gap ce jeudi 10 janvier

Les deux maraudeurs poursuivis pour “aide à l’entrée irrégulière d’un étranger” en France ce jeudi 10 janvier ont été condamnés à des peines de trois et quatre mois de prison avec sursis (voir notamment le déroulé du procès ici). Ils feront appel de ce jugement. Après la condamnation des 3+4 de Briançon le 8 novembre dernier, ces peines confirment la volonté politique de briser les actes de solidarités et de vider les montagnes de témoins gênants. Une fois de plus, la “protection” des frontières passe avant la vie des exilés…

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[Marseille] Lettre ouverte au sujet de l’occupation du 59 avenue de St Just + rassemblement vendredi 11 janvier

Des organisations issues du collectif MIE 13 et tout un réseau de solidaires, face à l’inertie des pouvoirs publics, ont été contraints d’ouvrir le 18 décembre un bâtiment vide au 59 avenue de St Just pour mettre à l’abri des mineur.es isolé.es et des familles de demandeurs d’asile laissé.es à la rue.

Nous organisons cet hébergement alternatif non pour pallier durablement les carences du Conseil Départemental et de l’Office d’Immigration et d’Intégration (OFII), mais pour alerter une fois de plus sur leur volonté politique de surseoir à leurs obligations de protection de l’enfance et d’hébergement des demandeurs d’asile. En effet le CD reconnaît aujourd’hui avoir les moyens financiers d’accueillir dignement les jeunes, mais prétend qu’il s’agit de « politique migratoire » et que c’est donc à l’Etat de prendre la situation en charge.

Nous rappelons que cette position est contraire à toutes les lois de Protection de l’Enfance, dont le CD est responsable, et qu’elle méprise toutes les décisions de justice qui le rappellent.

Nous regrettons que seul.es les mineur.es et familles que nous côtoyons soient mis.es à l’abri à la suite de chacune de nos actions, et que les autres, encore plus isolé.es, continuent à errer sans aucune protection. Le Conseil Départemental et l’OFII savent exactement et mieux que nous quels sont ceux qui ne bénéficient pas d’un hébergement, et qui ne devraient pas avoir à compter sur les solidaires.

Nous nous associons aux organisations qui accompagnent ces familles vers l’accès à leurs droits, comme celles qui composent le Réseau Hospitalité. Le CD et toutes les institutions concernées (OFII, Préfecture) doivent mettre en place conjointement une procédure permettant à ces enfants de continuer à vivre dans leur famille dans des conditions décentes, puisque ces familles ont toutes droit à un hébergement en tant que demandeurs d’asile.

Aujourd’hui 9 janvier 2019, 204 personnes (41 familles en demande d’asile, 122 enfants de 5 jours à 17 ans dont 2 handicapé.es et 57 mineurs isolés dont 4 avec OPP, 5 femmes enceintes de plus de 8 mois) séjournent dans le bâtiment dans lequel le Diocèse a décidé de remettre l’électricité et le chauffage, (et 3 bébés sont né.es depuis le début de l’occupation !). Nous remercions le Diocèse pour son engagement, alors qu’il appartient au CD et à l’OFII de supporter la charge que représente cette occupation.

Nous luttons pour que le CD et les services de l’Etat remplissent leurs obligations légales, et pour cela qu’ils s’engagent sur :

– la création d’au minimum 100 places d’accueil d’urgence pour accueillir dignement tous les jeunes qui se déclarent mineur.es et isolé.es,
– l’ouverture de places en maison d’enfants à caractère social (MECS) pour accueillir les mineur.es dès la décision de justice ordonnant leur placement provisoire, et de places en CADA pour tous les demandeurs d’asile,
– l’égalité dans la prise en charge de tous les enfants, sans distinction d’origine, et l’abandon de tous les critères de tri ou de priorisation pour les mettre à l’abri,
– l’application effective du droit inconditionnel à l’hébergement inscrit dans la constitution.

Nous appelons toutes les organisations concernées par ces situations à exprimer publiquement leur soutien. Et nous remercions toutes les organisations et personnes qui apportent leur soutien, moral, financier, matériel, ponctuel ou organisé et pérenne, qui montrent que nous sommes nombreux et nombreuses à refuser que des personnes soient privées de leurs droits au prétexte qu’elles sont de nationalité étrangère. Et nous continuerons à lutter pour un accueil inconditionnel !

Nous nous retrouverons
vendredi 11 janvier à 10h
devant le Conseil Départemental,
aux côtés des résidents du 59 St Just,
pour rappeler aux services de l’Etat leurs obligations légales.

Venez nombreux et nombreuses nous y rejoindre !

Le collectif 59 St Just
Contact : 07 53 42 32 75

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